Retour à Lisbonne

Cette année, nous avons arrêté notre choix de vacances estivales sur le Portugal après avoir trouvé des billets d’avion à prix raisonnable considérant que nous voyageons durant la haute saison. Appartements et maisons loués, voiture de location réservée, nous quittons le 6 juillet pour un petit 6 heures horribles d’avion où je n’aurai pas réussi à dormir durant tout le vol (merci aux 2 madames à côté de moi qui riaient en ce montrant des vidéos de chats avec le son allumé à minuit…!).

Nous arrivons donc assez poqués à l’aéroport de Lisbonne où Fred salue son nouvel ami Eric Bruneau (ça fait 2 fois qu’il le voit en l’espace d’un mois à cause d’un événement auquel il a participé avec le bureau et il était sur notre vol avec sa petite famille). Oui, il est aussi beau et sympathique qu’à la tv 😊 nous prenons la voiture de location et partons vers notre appartement où nous pouvons laisser nos valises et notre fatigue avec elles. Petit arrêt au café Orion pour nos premières Pastel de Nata: la magie opère et les enfants adoptent aussitôt la célèbre pâtisserie.

Nous marchons sur les rues pavées et sous le soleil ardent de la canicule qui sévit toujours. Heureusement, une brise constante rend le tout relativement supportable malgré les nombreuses côtes et escaliers qui parcourent la ville.

Nous arrivons par hasard à côté du musée archéologique installé dans les ruines d’un ancien monastère carmélite durement amoché suite au tremblement de terre de 1755 qui a détruit quasiment toute la ville.

Pas trop de monde, c’est vraiment beau et on y retrouve de très belles pièces de diverses époques historiques dont 2 momies péruviennes parfaitement conservées. Je n’avais jamais vu ça! C’est quand même confrontant de voir ces deux enfants, ligotés, momifiés, ayant encore dents et cheveux. Bref, je ne m’attendais pas à ça, Ariane non plus, on a vite changé de pièce 😬 heureusement, le chat qui semble avoir établi ses quartiers dans les ruines lui changera rapidement les idées!

Nous avons également un très beau point de vue sur la ville en sortant du musé.

Dîner chez Bonjardim, petit resto où le poulet portugais est la spécialité. Felix a adoré, Ariane un peu moins, mais je crois que la fatigue et la chaleur coupe un peu l’appétit, c’est mon cas. Au moins, le moral est au beau fixe 🙂

Nous tentons ensuite notre chance pour une première ride de tramway, le célèbre circuit 28 qui traverse le centre historique afin de rejoindre le Castelo Sao Jorge. Ça brasse pas mal, mais ça donne un break aux pattes et c’est quand même fascinant de voir le chauffeur manœuvrer, ça n’a pas l’air si évident. On garde les bras et la tête à l’intérieur parce que les murs passent parfois très très proche (sauf le temps de prendre cette photo pendant un arrêt).

Nous atteignons le château à la fin de la journée où le soleil baissant rend l’endroit magnifique avec cette lumière dorée de fin d’après-midi. L’énergie du désespoir embarque, aidée grandement par les familles de paons et leurs bébés avec leur mini hupette qui arracheront des onnnnnnnh et des sourires à tous. Une petite crème glacée et on est bon pour un bout. Ici aussi la vue sur le Tage et la ville est superbe.

Petit arrêt par la pink street, vraiment mignonne avec ses couleurs vives et ses terrasses.

Nous continuons jusqu’au Time Market, place de marché où il est autant possible de se faire faire un plateau de sushi, de charcuterie, de manger des fruits de mer ou un steak avec un drink ou un verre de vin. Je n’en reviens pas, il est 8h du soir et tout le monde survit.

Repas délicieux où nous croisons, on est presque sur, Benson Boone. En fait, on est pas mal sur de le voir partout depuis notre départ de Montréal. Il était à Québec la veille de notre départ et est dans un festival à Lisbonne pendant que nous y sommes. Il n’a quand même pas la face de tout le monde avec sa moustache, bref, on est bien énervé parce qu’Ariane l’aime beaucoup.

Retour à l’appartement plus que fatigués après avoir monté encore et encore des côtes. Personne ne se fait prier pour aller se coucher!

Le lendemain, je me décide enfin à réveiller tout le monde vu qu’il est passé 11h du matin! Il fait toujours aussi chaud et la perspective d’une autre grosse journée sous la chaleur accablante n’inspire personne, les 20k pas de la veille se faisant toujours sentir malgré une bonne nuit de sommeil.

Nous allons prendre une bouchée chez A Cevicheria, resto recommandé, assez cher, de poissons et fruits de mer apprêtés à la péruvienne. On n’a pas très faim, mais il faut bien manger et nous nous laisserons tenter par 3 tapas : ceviche de crevettes, ceviche de saumon et la merveilleuse brochette de porc et pieuvre.

Ça nous fait donc un petit fond pour aller à l’aquarium, option retenue pour la journée, l’air climatisé étant plus attirant que les 40 degrés annoncés.

L’aquarium de Lisbonne est le plus grand d’Europe et tous apprécient les requins, raies et poissons tropicaux que nous pouvons observer parmi les enfants des divers camps de jour qui profitent aussi de la fraîcheur de l’endroit. Il faut prendre la voiture pour y aller car c’est à 25 minutes de route et les transports en communs ne s’y rendent pas tant, du moins pas facilement. On est pas si triste de se reposer les pattes.

Retour à l’appartement où on échange nos vêtements sports pour des vêtements un peu plus cute pour aller souper chez Frade dos mares, restaurant que nous avions découvert et adoré lors de notre séjour à Lisbonne il y a 6 ans. La spécialité: pieuvre et morue à lagareiro.

La fatigue frappe plus fort, mais heureusement, elle se manifeste plus sous forme d’une hystérie collective où tout est un peu drôle, au grand désespoir des madames qui demandent à venir à côté de nous, excédées par les rires d’une petite fille d’environ 2 ans. Les pauvres, elles n’y ont pas gagné au change 😂

Demain, dernière journée et le plan de la journée est chargée.

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Charlevoix (parce qu’il faut bien revenir à la maison)

C’est quand même extraordinaire de voir à quel point le relief et l’environnement change à la seconde où on traverse le fjord!

Bonjour les montagnes et les terres fertiles et tout ce qui vient avec 😋 nous avons donc quelques arrêts de prévus avant d’arriver à notre appartement sur les pentes du massif dans le village de Petite Rivière St-Francois. Nous passons par le village de Port-au-Persil qui est franchement magnifique et où nous aurons la chance de voir un béluga près du quai!

Nous continuons ensuite jusqu’à St-Fidèle où la fromagerie du même nom est réputée pour son fromage en grain et sa crème glacée molle. Pas de bol pour le fromage, nous repartons tout de même avec un délicieux cornet 🙂

La route est magnifique. J’ai beau avoir eu la chance de venir ici plusieurs fois, ça demeure grandiose entre les montagnes et le fleuve. Nous cherchons des petits producteurs que nous avions visités et nous sommes vraiment déçus de constater que la plupart d’entre eux n’existent plus 😦 un petit détour nous mène à une porte close chez Champignons Charlevoix. Bon, ça en prend plus que ça pour nous démonter et nous parvenons jusqu’à la Fromagerie Migneron, connue pour le délicieux fromage du même nom. On se gâte et prenons des réserves, les enfants adorent ce fromage. Vite vite, nous nous rendons juste avant la fermeture chez les viandes bio de Charlevoix. Le plan : une bonne fondue au Migneron accompagnée de viandes froides de la région. C’est très bon, mais Gérald demeure indétronable en terme de fondue ☺️

L’appartement est parfait, avec des vrais lits et des vraies toilettes 😬 je suis due pour une bonne nuit de sommeil et visiblement, les enfants aussi. Petit souper fondue devant un film et hop, tout le monde au lit!

Le lendemain, nous avons réservé un aller-retour en train de Baie St-Paul à La Malbaie. Le temps est plus gris et l’activité est parfaite pour ça; on s’installe à une table et on joue à des jeux en voyant défiler le fleuve avec ses grands hérons et même, un ou deux bélugas au passage 🧡

On sent que la fatigue commence à s’installer, les enfants sont plus irritables et apprécient de moins en moins ce qu’on fait. Je trouve ça un peu difficile, mais c’est un classique de voyage : après 2 semaines à l’extérieur, les journées supplémentaires peuvent devenir un peu lourdes. C’est donc une journée comme ça.

De retour à la gare à l’hôtel Germain (La ferme), nous allons marcher un peu dans le village, mais les gouttes de pluie et la fatigue auront raison de notre enthousiasme et nous retournons à l’appartement pour une petite heure de cool down avant de reprendre la route vers le Bootlegger, restaurant à l’histoire passionnante.

Les prix ne sont pas donnés, par contre, cela inclu entrée et bouchée sucrée, de même que la visite et la présence d’un band après le souper. Dans notre cas, il en est resté assez pour faire notre souper le lendemain donc, pas si mal.

Le Bootlegger est un ancien repaire de contrebandiers pendant la prohibition. L’endroit est rempli de passages secrets et fut un des haut-lieux d’activités illégales entourant le jeu et l’alcool, accueillant de riches et puissants personnages, comme Elvis lui-même, ou encore des gens ayant des liens avec des familles célèbres comme les Kennedy. Durant la visite, on nous fait visiter plusieurs pièces et on nous explique l’histoire fascinante derrière cette maison qui a été démontée pièce par pièce et remontée afin d’accueillir les activités prohibées et les passages secrets qui permettraient aux gens de ne pas se faire prendre. C’était vraiment très cool!

Ce qui l’était moins, c’est le 2 heures d’attente avant de recevoir le premier plat et le fait que notre table soit la dernière à être amenée pour la visite. On se rappelle que les enfants collaboraient moyen, ça les a achevé et c’est un peu à contre-coeur que nous avons quitté pendant le spectacle. Une sérieuse discussion avec les héritiers nous a permis de nous assurer d’avoir une dernière journée agréable avant le retour.

Pas de réveil le lendemain; le dodo tard et la fatigue accumulée nous ont laissé croire que dormir aiderait peut-être 🤔

Déjeuner rapide à l’appartement et direction le Parc des Grands Jardins. Nous aurions aimé faire l’Acropole des Draveurs dans le parc des Hautes-Gorges, mais ma hanche m’aurait condamné à attendre ma gang. La dernière rando aux îles Mingan l’a beaucoup irritée (ce qui m’a convaincu de me faire opérer cet hiver) et les autres ont choisi la solidarité. Nous avons donc opté pour le Mont Chouette : 5 km a/r, 230 m de dénivelé, ça semblait très faisable et ce le fut 😊 de plus, la vue en haut était magnifique et ça m’a un peu réconciliée avec la vie 😂

Dîner au pied de la montagne et nous reprenons la voiture pour nous enfoncer davantage dans le parc pour une seconde randonnée: le chemin boréal dans la section Arthabasca.

Complètement différente et sur un sol plat, un petit 45 minutes pour environ 4 km à travers la forêt boréale. De toute beauté!

Partout le long du chemin on retrouve des bleuets sauvages (miam!), du lichen, des champignons. L’air embaume le conifère et l’humidité, c’est tellement différent de tout ce qu’on est habitué de voir, j’ai vraiment aimé ce sentier.

Toujours pas d’orignaux, ni d’ours et encore moins de caribous (il y a un troupeau dans ce parc), mais on s’en fout. J’ai pu bouger et suivre le groupe, ce qui s’en vient de plus en plus difficile et j’aurais été vraiment triste de ne pas avoir pu en profiter en étant si près de ces magnifiques espaces.

Nous arrêtons par la ferme de Marie-Noel, demande spéciale d’Ariane, pour aller minoucher bébé chèvre, chatons, poules, lapins et autres animaux de la ferme. Les ados ont retrouvé le sourire et nous revenons ravis à l’appartement pour une soirée tranquille qui mettra fin à nos vacances estivales de 2026.

Pour info, nous avons fait un peu plus de 4000 kms et ça nous a coûté 280$ de recharge soit environ le tiers de ce que ça nous aurait coûté avec une voiture similaire à essence 🙂

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Tadoussac et au revoir la Côte Nord

Nous quittons Havre St-Pierre en ayant changé légèrement nos plans. Nous sommes samedi et nous avions planifié nous rendre à Baie-Comeau. Cependant, nous n’avons pas pu résister à une dernière nuit/soirée avec Dominique et Jean-Pierre. Nous referons donc escale à Sept-îles et nous en profiterons pour aller dîner tous ensemble au festigrill qui se tient proche de la marina.

Les boys optent pour une assiette décadente de viandes s’appelant le vegan’s nightmare et nous, les filles, optons pour le foodtruck sushi à la maison. Tout le monde est heureux, il fait beau et chaud et nous nous promenons ensuite sur la rive à travers les jolies sculptures de métal faites par un artisan local.

Les enfants repartent avec nos amis et nous partons faire quelques courses et charger la voiture. Sept-îles est l’endroit où c’est le moins lfun pour la recharge car les bornes sont à l’extérieur du centre et des épiceries, ce qui arrive très rarement. Durant ce temps, Ariane se sera même baigner dans une eau à 14 degrés!

Retour pour un souper qui s’annonce épique: des beaux steaks, des fruits de mer, un gâteau pour souligner l’anniversaire de Félix qui est le lendemain et du bon vin. Nous passons encore une fois une merveilleuse soirée et c’est un peu pompettes et tristes que nous allons nous coucher. Demain nous nous levons tôt pour nous rendre à Manic 2 près de Baie Comeau et ça prend environ 3h.

Nous nous quittons en nous promettant de nous revoir le plus tôt possible et repartons avec plusieurs filets de macro que JP nous a fait fumer ainsi que des churros maison faits par Dominique. Je suis si reconnaissante face à toutes ces attentions à notre égard, un vrai baume sur mon petit cœur qui est parfois un peu lourd ces temps-ci ❤️

3 heures de route facile et de toute beauté qui nous amène à ce chef d’œuvre technologique qu’est Manic 2. Nous avions réservé la visite, qui est gratuite, et en sommes tous ressortis impressionnés par le site et le travail humain qui se cache derrière ce barrage. Parait-il qu’à l’époque, nous étions capables de suivre un budget et un échéancier, je me demande ce qui s’est passé pour que nous arrêtions d’être excellent.

D’ailleurs, ce voyage dans nos contrées lointaines me fait réaliser toute la beauté et la grandeur de nos richesses naturelles. Malheureusement, cela vient souvent avec des questionnements sur la façon dont elles sont exploitées:

  • Comment se fait-il que dans les années 60, avec moins d’outils technologiques et moins de connaissances, nous arrivions à produire de grandes choses, à temps et dans des budgets raisonnables alors que maintenant, ça semble vraiment difficile?
  • Comment se fait-il que dans des endroits comme Sept-îles ou Havre St-Pierre, ce ne soit pas possible de trouver du poisson frais ou des fruits de mer frais en plein mois d’août alors que le fleuve se trouve juste derrière? Qu’à moins d’avoir un contact, ça semble vraiment compliqué d’avoir accès aux ressources merveilleuses tels que les pétoncles, le crabe et certains poissons, même en saison de pêche, mais que dans les épiceries, on retrouve à la tonne des produits venant d’Asie ou d’ailleurs?

Bref, la réponse est sûrement l’argent, comme toujours, continuons avec nos futiles aventures 😉

Nous avons donc été très impressionnés par Manic 2, mais il paraît que Manic 5 est encore mieux. Seulement, les 3 heures supplémentaires de route juste pour y aller, sac à vomi de mise, nous ont découragé pour cette fois.

Nous reprenons la route jusqu’à Tadoussac où nous avons réservé une tente prête à camper au Domaine des dunes.

Nous nous arrêtons en chemin aux Escoumins au centre d’interprétation sur les mammifères marins. Quelle n’est pas ma surprise d’y trouver un cap de roche où les gens s’y assoient et regardent passer les baleines directement du rivage. C’est hallucinant! Les rochers, lisses et ronds, sont parfaits pour s’y assoir et la profondeur de l’eau atteint quelques centaines de pieds juste à leurs pieds, d’où la possibilité d’y apercevoir ces géants.

Et nous ne serons pas déçus! Baleine à bosse, baleine bleue (!!!!), marsouins et phoques défilent devant nous. Parfois assez près, quelques dizaines de pieds, parfois beaucoup plus loin, mais ça demeure extraordinaire d’assister à ce spectacle et je me dis que je pourrais passer des heures assise là à contempler cette beauté qu’est le fleuve et ses habitants. D’ailleurs, il paraît que l’été 2026 a été une saison exceptionnelle pour y voir les cétacés, ce qui est encourageant.

Souper un peu décevant au café Bohème dans le si mignon village de Tadoussac et nous nous dirigeons pour une première nuit au camping. La pluie et le fait que la toilette soit hyper loin de notre tente auront raison de mon aversion pour le camping et je devrai me faire une raison: je déteste ça 🤷🏻‍♀️ amène moi au bout du monde en camper avec une toilette à proximité, pas de problème, mais aller faire pipi 2 fois dans la nuit, sous la pluie, à me faire bouffer par les moustiques, c’est trop pour moi 😂

Déjeuner tardif pour laisser passer le brouillard et la pluie sous les sons de la corne de brume et nous allons au 2e centre d’interprétation, celui-ci se situe un peu plus près, au village de Bergeronnes.

Même principe, on peut voir passer les baleines du rivage et malgré le brouillard, nous verrons une magnifique baleine à bosse à quelques mètres seulement 🤩 pour la suite, nous nous contenterons du son des souffles de ces géantes et même si nous ne les voyons pas, juste de savoir qu’elles sont là rend l’endroit fantastique.

À 15h00, nous embarquons pour une croisière question d’essayer de voir les baleines de plus près. Nous sommes chanceux; le brouillard a laissé la place au soleil et c’est sous une magnifique météo que nous mettons le cap vers le large. Nous aurons la chance d’observer Yvon et Fireworks, 2 baleines à bosse reconnaissables grâce aux motifs de leur queue, ainsi que plusieurs baleines bleues et quelques bélugas. 2h30 de croisière sur un fleuve calme qui éveilleront en moi ce désir toujours présent d’être sur ou proche de l’eau.

Souper très satisfaisant Chez Mathilde et c’est avec appréhensions qu’on s’installe (ok, ya juste moi qui semble moins tripper) dans notre tente humide pour notre ultime nuit en camping, mais aussi sur la Côte Nord. Le voyage tire rapidement à sa fin désormais.

Nous quittons le camping des dunes (thank god!) et allons au centre de recherche sur les mammifères marins situé dans le village. Petit arrêt aux dunes de Tadoussac dont j’ignorais l’existence, c’est vraiment de toute beauté, et nous continuons vers le village.

Juste avant d’entrer dans le bâtiment, qui est situé aux abords du fjord et du fleuve, un petit rorqual tout près de la rive nous salue, avec au loin, un béluga. C’est complètement fou, j’en reviens pas à chaque fois!

La salle d’exposition est vraiment impressionnante: remplie de plusieurs squelettes de baleines et autres mammifères marins (marsouins, cachalot), on peut juste être ébloui devant les tailles gigantesques de ces animaux. Ce sont de véritables squelettes de baleines qui se sont échouées dans les alentours et une naturaliste nous explique l’histoire de chacun.

Une présentation sur les bélugas finit de nous attendrir et nous allons parcourir le sentier de la pointe de L’Islet juste à côté. Encore une fois, la chance nous sourit et nous voyons un petit rorqual tout près du bord. Le paysage est lui aussi, à couper le souffle.

Nous prenons ensuite le traversier pour traverser le fjord et continuons sur la route vers la région de Charlevoix où nous passerons nos 3 dernières nuits.

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Kegaska (ou le bout de la route)

Note à moi-même: apporter un loup pour dormir la prochaine fois qu’on part en camping! Malgré les stores, le soleil réussit à passer sur les côtés et les réveils se font tôt. Déjeuner au chalet et nous prenons la route avec but de se rendre au bout, littéralement. La météo est sensée être clémente et c’est sous un soleil radieux que nous nous dirigeons vers l’ouest.

Premier arrêt: la baie de Johan Beetz pour une petite recharge pendant que nous allons chercher nos collants à la halte touristique (ils en donnent en chacune, lorsqu’il en reste, ils sont plutôt cool). Clairement, on est sur la fin pour ceux-ci et il faudra négocier ferme pour que tout le monde en aie un. Ils ont décidé d’arrêter d’en faire et écoule les stocks de l’année dernière. C’est triste et ça fait très économies de bout de chandelle. Les enfants adorent aller chercher leur collant et ça nous permet de découvrir de charmants coins de pays 🤷🏻‍♀️

Petit promenade le long du littoral où un sanctuaire d’inukshuts a pris place. Les enfants et moi-même ajoutons les nôtres à la collection.

Petit arrêt ensuite à Aguanish, au célèbre fumoir. Ici, comme partout où nous avons été, les étals sont vides et nous nous rabattons sur un petit morceau de saumon fumé et une rillette du même produit. La pluie s’est mise de la partie et nous reprenons la route à travers les tourbières. En plus, il n’y a plus de collant à Aguanish. 😦

On roule à travers les plaines; on voit rarement la côte et cela nous surprend. On ouvre les yeux pour voir des originaux, mais décidément, ils ne semblent exister que sur les panneaux 🤷🏻‍♀️

Arrêt pour le dîner au bistro L’echourie avec sa magnifique terrasse et son petit menu appétissant. Situé à Natashquan, les options pour manger sont limitées, mais nous sommes contents de notre choix. Pour ce qui est de la terrasse, ce sera pour une autre fois vu la pluie persistante.

En chemin, nous avons expliqué aux enfants que c’était le village natal de Gilles Vigneault et avons fait écouter quelques chansons en expliquant l’importance du monsieur pour la culture québécoise. Bon… disons que l’enthousiasme était mitigé et quand Ariane a demandé au serveur si Gilles était encore ici, je me suis empressée de dire que non, il n’était sûrement pas là. On peut visiter la maison dans laquelle il a grandit. Quelle ne fut pas me surprise de me faire répondre que M. Vigneault était bel et bien dans son village natal en ce moment! Malheureusement, nous n’avons pas eu la chance de le croiser, ce qui est bien dommage car il a l’air vraiment gentil.

Fait intéressant, ça fait seulement 30 ans que le village de Natashquan est relié au monde par une voie terrestre, la 138. Avant 1996, il fallait prendre un bateau ou les airs pour rejoindre d’autres contrées!

C’est également ici que nous faisons la rencontre des fameux prédateurs de la Cote-Nord: les mouches! Ici, pas de mastodontes de mouches à chevreuil comme aux îles Mingan. On parle plutôt d’escadron de petits brûlots féroces qui ne reculent devant rien, ou presque! Et ils sont bien entraînés! On ne se rend compte de rien et on se ramasse avec un paquet de piqûres qui démangent et enflent avant même d’avoir remarqué leur présence. Le chasse-moustique semble bien fonctionner cependant, mais nous réaliserons ça après avoir perdu plusieurs litres de sang 😉

Nous commençons alors la dernière étape de la 138. 40 km jusqu’à Kegaska (qui semble s’écrire de toutes les façons possibles selon la pancarte!) où on peut prendre la fameuse pancarte en photo. Le dernier km est en gravier alors que tout le reste est en asphalte, wtf!?!?! Sérieux, tant qu’à faire, pourquoi ne pas l’avoir terminée au complet? 🤦🏻‍♀️

Si on continue légèrement sur une petite rue vers la droite, on peut se rendre à l’épave du navire Le Brion qui s’est échoué sur la plage il y a 50 ans tout juste.

Le ciel est noir et menaçant et c’est très rapidement que nous allons voir l’épave rouillée. Pas de fantôme ici, tout le monde a été sauvé suite au naufrage. C’est quand même chouette à voir et l’environnement est magnifique, mais la peur que le ciel nous tombe sur la tête l’emporte sur la belle vue.

Nous revenons à Natashquan pour aller voir les galets, anciennes cabanes de pêcheurs datant de l’heure de gloire de la pêche à la morue. Il en reste désormais 12, il fut un temps où il y en avait une trentaine. On y entreposait l’équipement pour la pêche, mais aussi ce qu’il fallait pour nettoyer les poissons et les préparer (sécher et saler) à la consommation.

Désormais, cette époque n’est qu’un vague souvenir et les galets ne sont que le reflet de ce temps révolu destiné à la mémoire collective et aux touristes. Elles sont vraiment jolies par contre ces maisonnettes, même sous la pluie.

Retour à Havre St-Pierre pour une ultime nuit avant d’entreprendre le retour vers la maison. Nous ferons le retour en 6 jours, questions d’adoucir les 14 heures qui nous séparent de chez nous, par Charlevoix cette fois-ci.

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Classé dans Cote-nord en famille été 2026

Havre Saint-Pierre

Nous avons accosté à Havre St-Pierre (ou Arbre St-Bière comme nous a sorti Ariane 😂) sous une fine bruine qui s’est finalement transformée en déluge le temps d’embarquer le stock dans la voiture, qui était toujours là, et de se rendre au resto La Promenade.

Trempés et un peu gelés, la chaudrée de fruits de mer nous semblait être un excellent remontant et elle nous avait été chaudrement (😬) recommandée. 😂 elle ne nous a pas déçu de même que ma première guédille de crabe et le premier fish and ships de morue pour mon homme. Pendant ce temps, la voiture recharge tranquillement et sera pleine à notre retour.

La panse bien remplie, nous pouvons finalement prendre possession de notre micro chalet, autonome avec énergie solaire et propane, mais surtout avec une toilette et une douche, ce qui m’apparaît comme étant le bout du luxe après 2 nuits plutôt rustiques. C’est petit, mais chacun a son lit et si on se ramasse au fur et à mesure (ce qui n’est pas gagné!), on sera très confortable. On a même une laveuse-sécheuse 2 en 1. Il n’en faut pas plus pour que je parte une brassée et que chacun passe sous la douche. On renaît de notre saleté et on se sent quasiment neuf 😂

Durant ce temps, le beau temps est revenu. Nous allons donc flâner sur le quai où quelques personnes jettent leur ligne à l’eau, sans ramener autre chose que des algues, du moins, le temps qu’on y est. On fait également le tour des 3-4 petites boutiques de souvenirs et on tombe sur la boutique chez Julie qui vend divers objets, mais aussi des confitures de petits fruits d’ici comme la chicoutai et des produits congelés tels que pizzas et coquilles de fruits de mer. On se laissera tenter pas quelques trucs et même si c’est local, le prix est loin d’être modique. Comme tout le reste d’ailleurs 🤷🏻‍♀️

Les estomacs crient famine et on se dirige chez Julie, le resto cette fois-ci, véritable institution. On se laisse tenter par des entrées d’escargots et de pétoncles à l’ail gratinés et de calmars frits. Pour plat principal, nous nous partagerons l’assiette du chalutier (morue, flétan, crabe, homard, pétoncles et crevettes nordiques, le tout accompagné de 3 sauces et de riz). Si les poissons m’ont un peu déçu, les fruits de mer, eux, étaient merveilleux, spécialement les pétoncles. Ils étaient gros et fondants et le beurre à l’ail est démentiel.

Petite marche sur la longue et magnifique plage et nous rentrons nous coucher tôt en mettant notre cadran à 1:00 du matin afin de regarder les Perséides.

Le cadran sonne et il faut tout de même se donner un petit coup de pied au derrière pour sortir du lit dans la nuit fraîche. Ariane se joindra à nous, mais Félix dort trop dur, impossible de le réveiller 😂

Le ciel est moins impressionnant qu’à l’île Quarry dû à la pollution lumineuse, mais il est tout de même magnifique, dégagé et sans lune. Le spectacle ne se fait pas attendre et nous en aurons plein la vue. Parfois, 4-5 étoiles filantes traverseront le ciel en moins d’une minute , d’autres fois, nous en verrons plusieurs en même temps. C’était hallucinant et je garde un souvenir grandiose de ce moment.

Le lendemain, on prend notre temps et partons pour une petite randonnée au Cap ferré, environ 6 km aller-retour le long du littoral. 15 minutes de voitures nous y mène.

Gros coup de coeur pour cet endroit, c’est vraiment à ne pas manquer. La vue est imprenable et le beau temps nous offre des paysages dégagés et fabuleux.

Lorsqu’on s’attarde au sol, on peut apercevoir des dizaines de fossiles d’ammonites et autres bestioles datant de 450 millions d’années.

Le sentier se termine avec une chute d’eau ferreuse et rouge qui coule doucement dans la mer. Facile d’accès, pas trop long, un petit 2 heures bien investis où tous y ont trouvé leur compte.

Retour au chalet pour un sandwich et nous reprenons la route en direction opposée vers le village de Longue Pointe de Mingan où nous prendrons un petit bateau pour aller à l’île aux perroquets et à l’île nue.

Nous sommes 12 passagers sur le bateau et une des familles me semble vraiment familière. Vérification faite, ce sont des amis de nos amis Claudie et Maxime que nous avons rencontré quelques fois, c’est quoi les chances ?!?! Nous passerons donc un bon moment avec eux à découvrir ces deux îles.

L’île aux perroquets habrite une colonie de macareux ainsi que plusieurs autres oiseaux marins. Dans la catégorie cute, c’est dur à battre 🥺 un joli sentier nous mène jusqu’au phare où notre guide nous explique les rudiments de la vie de gardien de phare.

Nous rembarquons ensuite vers l’île nue qui abrite un écosystème arctique, le même qu’au Nunavik! On y voit des monolithes et des plaines rappelant la toundra avec des plantes rares qui ne poussent que sous certaines conditions très particulières. C’est tellement bizarre de retrouver pareil endroit alors que les autres îles autour ne ressemblent en rien à ça!

Évidemment, les changements climatiques et la montée des eaux menacent l’endroit et déjà, certaines sortes d’oiseaux ont quitté l’île. Un épais brouillard empêche d’avoir une vue maximisée, mais l’endroit demeure très beau et les nuages bas donnent une allure fantomatique aux différentes structures de pierre.

Nous souhaitons une bonne continuité à la famille de Martin et retournons dans notre cocon pour une pizza aux fruits de mer et un film en famille à l’abri des moustiques qui cognent à la porte. Demain, on se rend au bout de la route!

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Classé dans Cote-nord en famille été 2026, Italie 2026 en amoureux

L’île Quarry, archipel de Mingan

J’avais le cœur gros en quittant Marie-Helene et sa fantastique famille, j’ai aussi eu le cœur gros en quittant Dominique et Jean-Pierre ce matin après un branle-le-bas le combat de logistique de bagages pour nos 2 jours de camping sur l’île Quarry.

On retrouve la 138 direction Est et c’est parti pour un 2h30 de route à travers tourbières et forêts en suivant la côte. Nous arrivons à l’heure et embarquons le stock sur le bateau pour la traversée d’une demi-heure. Les nuages sont là, mais au moins, il ne pleut pas et nous espérons que le brouillard au loin se dissipe.

Nous débarquons sur la plage, plaçons le stock sur un boggey et parcourons les quelques centaines de mètres jusqu’à notre tente Authentik. C’est quand même du sport et on est content d’être ici pour deux nuits. Il y a des lits pour 6 personnes avec matelas, un bbq au propane, un spot à feu et une table à pic-bic avec des chaises. Devant nous se dresse la baie, cachée légèrement dans le brouillard.

Un bon lunch de viandes froides et brie sur le bbq nous redonne des forces. Le vent est très présent et rend le tout moins chaud, on dîne à l’intérieur et qu’elle n’est pas notre surprise de constater que le soleil est sorti et le brouillard est parti, en 2 heures à peine, la journée vient de prendre une autre allure qui nous ravie.

On se met donc en marche pour une petite randonnée d’environ 5km pour aller voir les monolithes et une partie de l’île. La marée est basse et nous avons de la place en masse pour marcher sur le littoral composé de sable et de galets.

Plusieurs oiseaux marins nous signifient leur présence et quelques phoques se joignent aussi à la partie. C’est calme, grandiose et de toute beauté. Il n’y a pas beaucoup de monde sur l’île et je me ressource à fond de ces grands espaces. Étonnamment, à part une ou deux mouches à chevreuils grosses comme des colibris, il n’y a pas vraiment de moustiques, c’est parfait!

Le petit tour nous permet de voir divers paysages de l’île: tourbières avec plantes carnivores (!!!) et plants d’eau stagnantes, forêt boréale et évidemment, le littoral avec ses étranges formations rocheuses, les monolithes. Fred me fera même goûter le fameux poivre des dunes. Bon, seul avec rien, c’est un peu intense 😅

Nous revenons à la tente et le soleil se couche tranquillement, en même temps que la température baisse, mais la vue en vaut le prix.

Le vent nous force à manger à l’intérieur et nous ressortons chaudement habillé afin de scruter le ciel à la recherche d’étoiles filantes. En toute honnêteté, je ne me souviens pas d’avoir vu un ciel aussi magnifique. La voie lactée est clairement visible et les dizaines de satellites se promènent au travers les milliers d’étoiles. Les Perséides tiennent leur promesse et nous nous coucherons bien heureux d’avoir assister à autant de merveilles de la nature en une journée.

Le lendemain je me lève tôt et seule, les marmottes dorment encore, mais la belle température me donne trop envie d’aller observer la mer et ses oiseaux marins. Un phoque et 2 marsouins me feront sourire et tranquillement, les autres se lèvent pour déjeuner.

Petit matin tranquille où j’alterne entre lecture et blog lorsque le bruit d’un souffle attiré mon regard vers lecture large. Un petit rorqual se promène allègrement dans les eaux calmes du fleuve et comme le vent a tombé depuis la veille, on attend chaque son . Évidemment, je capote!

Nous ferons le grand tour du reste de l’île pendant l’après-midi. 12 km sous un ciel qui se sera voilé très rapidement où la fatigue et le froid me feront croire que le petit tour de la veille aurait été suffisant.

Cependant, si nous n’avions pas fait cette randonnée, nous n’aurions jamais vu la magnifique baleine sortir à quelques dizaines de pieds du bord et le charmant et curieux phoque venu nous saluer. Ça ne sert à rien, je ne me lasse pas de voir ces animaux grandioses et ce serait tout de même mentir que de dire que les paysages ne l’étaient pas non plus.

Mais c’est peut-être aussi l’attitude moins collaborative de l’ado qui a modéré mon enthousiasme, allez savoir 😬 ou encore ma hanche qui me rappelle également que, son âge à elle, est d’environ 103 ans 🙄

On ressort les tuques et le linge chaud pour le dernier feu sur l’île Quarry, petit souper de pizzas sur pain naan au bbq et déjà, demain, nous reprenons le bateau pour retourner à Havre St-Pierre. 2 jours, c’est vraiment l’idéal pour découvrir en entier, sans se presser, cette magnifique île.

La pluie qui se met à tomber nous convainc qu’il est temps de partir et la dernière nuit sera moins confortable: choisir entre crever grâce au chauffage au gaz propane ou geler à cause de l’humidité qui s’accumule quand on ferme le gaz. Ajoutez à ça les sorties nocturnes pour aller faire pipi sous la pluie, le lyrage des enfants parce qu’il fait trop chaud ou trop froid et vous avez Princesse Carine qui a hâte de reprendre le bateau 😬 heureusement, la pluie ne sera pas de la partie au moment du départ et nous pourrons partir sales, mais secs. On se reparle pour Havre St-Pierre et la fin de la route à Natashquan ❤️

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Sept-Îles

On se lève tôt pour prendre le traversier. Tout le monde a bien hâte et on est pas pire efficace! On arrive pour faire la file à l’heure prévue et rapidement, on s’installe sur le pont pour dire au revoir au magnifique bout de terre qui nous a accueilli durant les derniers jours. Il fait beau et chaud, le fleuve est calme et la traversée s’annonce douce. C’est parfait.

On lève les amarres et c’est parti pour un petit 2 heures de traversée. 3-4 marsouins nous saluent au passage, on est comblé.

Comme prévu, on traverse sans embûche et nous arrivons sous le même soleil radieux à Godbout. Paysages magnifiques, ça me rappelle un peu l’île de Vancouver avec ses forêts de conifères qui vont à la rencontre du rivage, énormes galets de roches s’interposant parfois entre les deux.

Une petite heure de route à travers la forêt nous amène à la Pointe-aux-Anglais où la superbe plage nous offre un cadre fabuleux pour un petit lunch. On s’installe et on mange nos sandwiches, puis les enfants partent explorer la rive à la recherche de roches et de coquillages. Les plages ici sont faites d’un sable fin pouvant certainement rivaliser avec des plages du sud. L’eau, d’une clarté surprenante, reste cependant aussi frette qu’on s’y attendait 😅

Et c’est à ce moment qu’Ariane fait la découverte de Dotty, le canard aux pattes cassées… il est sur la plage et se déplace péniblement en rampant avec ses ailes… si vous ne connaissez pas ma fille, sachez qu’elle veut etre vétérinaire depuis toujours, que la seule chose qui réussit à la faire pleurer dans un film, ce sont les animaux qui meurent ou qui sont abandonnés, alors vous comprendrez que laisser Dotty à son sort n’était vraiment pas une option…

Bon. Cossé qu’on fait avec ça, on peut pas traîner un canard sauvage de même! Après une recherche internet (parce que ya miraculeusement du réseau), on appelle au ministère de la faune; ils sont fermés sur l’heure du dîner… il ne semble pas y avoir de refuge pour animaux sauvages blessés à proximité… on se rabat donc sur la SPCA de Port-Cartier. On le sait qu’ils ne prennent pas les canards, mais ils pourront peut-être nous suggérer une autre alternative et d’ici qu’on soit rendu là, les employés du ministère auront sans doute fini leur lunch!

Pogne le canard qui, après un test de nage, échoue lamentablement (je vous épargne ici les détails de bibi qui retourne le chercher en bobette dans l’eau glacée parce qu’il sombre doucement dans l’eau, on va quand même pas le laisser se noyer!) et embarque dans l’auto. Ariane est si fière de sa mission de sauvetage et nous on se demande sérieusement dans quoi on vient de s’embarquer 🤦🏻‍♀️

Arrivés à la SPCA, comme prévu, ils ne peuvent pas prendre l’oiseau et nous suggère le vétérinaire de Sept-Iles. Rembarque dans l’auto, finit par parler à la madame de la faune qui nous explique que de toute façon, tous les refuges sont pleins et que ya juste 5% des animaux qui s’en sortent alors on serait aussi bien de laisser le canard sur le bord de la route… je lui explique qu’on est dans la voiture, AVEC LES ENFANTS, et que d’abandonner le canard est pas tant une option. Ce à quoi elle me répond qu’ils doivent comprendre que c’est la nature pis toute pis toute. Elle a raison la madame, mais vous devriez voir la face de ma fille qui pleure déjà à chaudes larmes… C’est beau, on va aller voir le vet…

Faut dire que, comme il n’y a qu’une seule route, c’est pas vraiment des détours et on s’en va par là anyway. Arrive chez le vétérinaire : oui ils peuvent prendre le canard, mais seulement pour l’euthanasier. Bon. Pas plus une option… alors on explique à Ariane que vu les circonstances, sa meilleure chance à Dotty, c’est de trouver un endroit calme avec de l’eau et qu’elle pourra peut-être avoir une chance, qu’on a fait tout ce qu’on pouvait, mais qu’on ne peut pas la garder. He boy…

On trouve finalement un petit parc de la ville avec un étang et non loin derrière, la mer, et on laisse le canard là sous le déluge de larmes de ma fille. Bonne chance Dotty 🥺

Nous continuons ensuite vers la maison de Dominique où, elle et son conjoint JP, nous accueillerons chaleureusement pour les 3 prochains jours. Merveilleux endroit sur le bord de la mer, les enfants oublient vite le canard et enfilent leur wetsuit pour une petite saucette rafraîchissante après toutes ces émotions.

Souper de guédille de homard qui vient du coin, bien sûr. Le vin et le bavardage coulent à flots, ça fait du bien de se revoir et de prendre le temps.

Le lendemain, il fait magnifiquement beau et chaud, après un bon déjeuner, on prépare le lunch pour une sortie en bateau. Pêche et farniente sont au menu, les enfants sont aux anges et nous aussi!

La mer est agitée et la promenade pour se rendre sur une des îles est animée. Ariane se réjouie des soubresauts causés par les vagues, le sourire figé de Félix laisse à penser qu’il apprécie moins 😅

N’empêche qu’entre les îles, l’eau redevient calme et nous passons quelques heures sur la plage à placoter et à regarder Fred essayer d’attraper un homard. Il est tenace Fred à plonger dans l’eau froide et à se débattre avec le fait que son wetsuit le fait remonter à la surface. Il finit par attraper un crustacé, une petite photo pour les souvenirs et il remet tout de suite à l’eau la jeune femelle pleine d’œufs.

Des homards, il y en a partout! Par contre, il est strictement interdit d’en pêcher soi-même sinon gare aux amendes salées , c’est du braconnage et ils ne niaisent pas avec ça. Alors, pas de homard pour souper ce soir.

Retour sur le bateau pour une session de pêche au maquereau. Bon, j’en ai mangé quelques fois et je n’avais vraiment pas aimé, mais Dominique et Jean-Pierre aiment ça et ce ne sera pas perdu.

La pêche est bonne et sportive et Felix et Ariane réussiront à sortir plusieurs poissons. Quel merveilleux après-midi 😎

De retour à la maison, les gars préparent les poissons et j’accepte de retenter ma chance vu que le poisson est hyper frais.

Ben câline! On est ailleurs et je n’en reviens pas! Ça n’a rien à voir avec ce que j’ai mangé. Ça ne goûte pas fort et c’est très bon. Légèrement grillé avec un peu de farine pour un effet croustillant, on met un peu de jus de citron et on se régale.

Suivent ensuite une fabuleuse pizza aux fruits de mer et des pétoncles préparés de deux façons par Fred, on clôt ensemble une autre merveilleuse journée de vacances.

Le lendemain, il fait vraiment mauvais : il pleut à l’horizontal et de façon spectaculaire, c’est parfait pour un avant-midi tranquille de lavage et de préparatifs pour reprendre la route demain. Ariane et Dominique nous préparent même de délicieux bagels maison. Nous faisons des courses et Fred nous concocte un délicieux souper de chaudrée de fruits de mer et de pâtes au confits de canard (2 de ses classiques).

S’en suit ensuite une chaude lutte de Just one et des au revoirs avec le cœur serré parce que JP sera déjà parti demain lorsque nous nous lèverons. Dominique rejoint notre clan des tatoués et c’est le cœur gonflé à bloc pour ces deux personnes qui nous ont accueilli à bras ouvert que je vais me coucher. Je sais que de quitter demain sera difficile.

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Matane

Le cadran sonne, il est 5h20. Nous devons être à Matane pour 7h00, l’auto n’est pas complètement chargée et il faut déjeuner. Felix nous tiendra rigueur de l’avoir levé à 5h24 au lieu des 5h30 annoncées. O***e de rigidité 😬 j’aimerais rappeler ici que si on se lève en même temps que le soleil, ou presque, c’est parce que nous lui offrons, pour son anniversaire, un cours de pêche à la mouche dans la capitale du saumon.

Un bon ami à moi m’a déjà dit: si tu veux de la reconnaissance, achète-toi un chien. Comme une autre merveilleuse amie à moi vient de se procurer un golden retriever et que je suis de près ses péripéties, je vais continuer à endurer mon ado qui me fait de l’attitude alors qu’on se lève tous full tôt pour lui 😬

Ce tronçon de route, entre Rimouski et Matane est, selon moi, le plus joli jusqu’à présent. Le ciel est d’un doux rosé, le fleuve est calme et la route, déserte. À St-Ulrich, les phoques se disputent les quelques rochers qui dominent la marée.

Malgré un départ tardif, nous arrivons quasi à l’heure et laissons les garçons au bons soins de Gilbert, ex-policier de la SQ converti en prof de pêche à la mouche. La pluie et les vents forts de la veille ont fait lever le niveau de la rivière et ont également scrapé sa clarté. Les conditions ne sont pas optimales, mais l’ado est soudainement heureux, c’est l’essentiel.

Ariane et moi mettons le cap sur le 9, resto à déjeuner qui ne sera pas plate. Ariane opte pour le Crepo décadent de chocolat ou un truc du genre : 2 crêpes frites, coupées en triangle (style nacho sucré) recouvert de kit kat, reese, Nutella, tiré-éponge et coulis de fraise. Juste à me relire, j’ai mal au cœur 😂 je prends une toast à l’avocat et fromage de chèvre pour essayer de me convaincre que si une des deux mange un peu santé, ça annule un peu l’affaire 😂 l’autre ado aussi est heureuse, c’est l’essentiel 😬

Nous prenons ensuite la route vers la réserve faunique de Matane en espérant y voir des orignaux. He la la que l’employée du parc nous pète notre balloune : il est trop tard (ye à peine 8h00!) et il fait trop chaud (ok, il fait quasiment 23…). Elle nous conseille de nous rendre jusqu’au lac Matane qui est supposément superbe et nous souhaite bonne chance pour les orignaux avec une face qui suggère qu’on n’en verra jamais 🤷🏻‍♀️

Bon. Elle a eu raison 😂 mais on a quand même vu un coyote et un lièvre et sans doute 2-3 écureuils 😬

Le lac est très beau, mais la météo de la veille a rendu les sentiers impraticables donc on retourne sur nos pas pour aller rejoindre les garçons à la passe de saumons dans la petite ville de Matane.

Pas de chance, la passe est fermée, Gilbert n’a jamais vu ça en 30 ans! Trop d’eau, alors que, normalement, le débit est d’environ 10-15 mètres/seconde, il est actuellement de plus de 100! Ce qui explique également pourquoi Félix n’a pas fait mouche 😬

Dîner à la Fabrique, microbrasserie de la place, on est tous d’accord pour dire qu’on est tanné de manger au resto. Fred essaie la première guédille de crevettes et en sort déçu, on se reprendra.

Nous allons ensuite à la plage, moi lisant et somnolant, Fred faisant aller son cerf-volant, seul ou avec un helper, et les enfants cherchant roches et coquillages.

Il fait très beau et chaud et nous quittons la plage pour partir à la chasse aux phoques. Pas de panique Brigitte, c’est une façon de parler! Nous marchons sur la rive et trouvons un unique mammifère qui nous suit vivement du regard. Pas de danger qu’on se mouille pour aller te voir de plus près!

Nous prenons possession de la petite maison qui nous servira de gîte pour les 2 prochains jours et laissons les ados seuls le temps de faire quelques courses. Un arrêt à la poissonnerie Bertrand Desbois nous donnera l’eau à la bouche avec ses énormes homards à 13$/lb et ses merveilleux étals de poissons et fruits de mer. Nous optons pour une caisse d’huîtres William B et quelques en-cas de saumon fumé, mousse et crevettes nordiques.

Direction ensuite le vignoble Carpinterie où on dirait qu’en 15 minutes, nous venons d’atterrir en toscane! C’est de toute beauté!

Bon, les vins, on va passer, mais la bouffe, wow! Des charcuteries et des pizzas nous laissent croire qu’on pourrait vraiment être en Italie, et ça finit très bien la journée!

Lendemain matin, on laisse les marmottes dormir pendant que Fred prépare un petit déjeuner du champion. On s’habille en vitesse et on file vers Ste-Anne-des-monts pour aller visiter Exploramer et faire la sortie en mer avec eux 🙂

Genre de mini Biodôme, l’Exploramer nous en apprend plus sur la vie du St-Laurent. Bassins et aquariums nous présentent quelques poissons et crustacés et un employé fait une petite présentation des diverses espèces présentes dans les bassins tactiles. Les enfants peuvent toucher à des crabes, homards et autres bibittes marines.

Nous prenons ensuite le bateau pour aller voir ce que les paniers de pêche nous réservent comme surprise. Il fait beau et chaud et le fleuve est calme, c’est très agréable. Premier panier : 4-5 homards dont un énorme de 8-9 lbs et un petit oursin vert. Les deux petits rorquals communs qui ont passé durant les explications ont évidemment volé le show 🙂

Deuxième panier: rien pantoute 🤷🏻‍♀️ ça arrive et nous retournons au port de bonne humeur malgré ça 🙂

Dîner sur la route à Cap-Chat (gros coup de cœur), mission lavage et chargement de la voiture et nous nous préparons à aller souper chez mon amie Marie-Helene qui nous a chaleureusement invité chez elle 🙂

Demain, levé tôt et cette fois, on ne peut pas être en retard, on prend le traversier jusqu’à Godbout où débuterons nos aventures sur la Cote-Nord.

Total de km parcourus? 1419! Pour la modique somme de? 59,15$ et ajoutez à ça que le traversier est gratuit pour Baie Comeau (une économie de 80$ ici aussi). À plus!

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Rimouski

C’est sous un ciel voilé, une petit bruine et beaucoup de vent que nous nous sommes levés. La marée qui se retire permit aux enfants d’aller marcher sur les rochers et de récupérer des coquillages et d’autres petites pierres pour notre prochaine séance artistique.

Un petit 15 minutes de route sur la 132 où les phoques se prélassant sur les roches feront sourire les enfants (et les grands). Le temps est toujours gris, mais il ne pleut plus et le vent est tiède. La journée est donc toute indiquée pour aller visiter le sous-marin Onondaga et le musée Empress of Ireland. Nous ne sommes pas les seuls à avoir cette idée et nous faisons la file patiemment.

Nous débutons par la visite du sous-marin avec audio guide. C’est très intéressant et ça confirme que je n’ai pas raté ma vie en ayant passé à côté d’une carrière de sous marinier 😅 c’est étroit comme tout et les gens qui y travaillaient devaient endurer des conditions difficiles en plus du stress constant que pouvait amener les missions pour l’OTAN ou pour la surveillance des pêches ou du trafic de drogue.

Un petit cr**s dont les parents n’intervenaient sur rien finira par toucher un bouton qu’il ne fallait pas et une alarme stridente nous fit tous faire le saut (et à probablement scrappé nos oreilles). Nous finissons la visite et traversons la rue vers le musée sur le tragique naufrage de l’Empress of Ireland.

En 1914, 2 ans après la tragédie du Titanic, l’Empress of Ireland est percuté de plein fouet par un charbonnier et coulera en 14 minutes au large de Rimouski. Plus de 1000 personnes y perdront la vie. Le grand coupable: le brouillard, même si les deux capitaines reçoivent des réprimandes sur leur façon d’avoir géré l’avant et le pendant de la catastrophe.

On retrouve au musée plusieurs objets récupérés sur l’épave qui est, encore aujourd’hui, un site de plongée reconnu. Reconnu surtout comme étant très difficile à cause des forts courants, de l’eau glaciale et de la visibilité réduite qui rendent cette plongée très dangereuse. Non merci, pas pour moi!

Nous terminons la visite par un visionnement de 20 minutes qui nous laissera tous un peu bouleversé et impuissant devant toutes ces vies perdues subitement.

Petit dîner au comptoir Sushi à la maison qui ne déçoit jamais et nous revenons tranquillement en faisant quelques arrêts gourmands pour acheter fromages, bières et même viande de bison (à deux pas d’où nous restons). Pas d’aubaine, ça ne sert à rien, tout est atrocement cher. Va falloir qu’on m’explique pourquoi les produits qui sont faits ici se vendent plus cher que chez nous???

La pluie est revenue et les enfants démontrent des signes de fatigue, on s’installe devant la télé et on dessine avec nos supers crayons.

Le ciel se dégage et nous prenons nos cannes à pêche pour une petite tentative au quai de Ste-Flavie. Peu de pêcheurs s’y trouvent et les enfants jettent leur ligne à l’eau. La température est agréable, mais les nuages au loin nous laisse penser que ça risque de changer. En moins de 5 minutes, nous sommes encerclés d’un brouillard épais et froid et la température chute de 10 degrés! Fou raide la rapidité avec laquelle c’est arrivé et mes pensées retournent vers l’épave, qui est directement face à nous, au large.

Force est de constater que ça ne mord pas et qu’on se les gèle, nous mettons le cap vers le resto des frères Lemieux, Le Phare, afin de se partager leur fameuse assiette du pêcheur. C’est bon, mais plusieurs petits irritants viendront ternir la soirée, et la facture, aussi salée que le fleuve, me donnera l’impression de m’être fait avoir…

On se reprend demain pour le dîner aux Affamés, resto avec mention du guide Michelin, en espérant être charmée davantage…

Le lendemain, le vent et le fleuve se déchaînent et nous imposent une petite matinée tranquille de chocolat chaud, d’œufs bénédictines et de film pendant qu’au loin, le soleil pointe timidement son nez. C’est dur à croire, mais il est supposé faire très beau et chaud d’ici midi!

Pour une fois, Météo média tient ses promesses et le soleil sort sur l’heure du lunch. Le vent, lui, demeure bien ancré. Nous retournons à Rimouski pour un délicieux dîner chez Les Affamés, flétan pour moi, boudin de Charlevoix pour Fred, des pâtes pour Ariane et une salade verte pour Félix. Ce dernier n’est pas super en forme depuis qu’il a trop gossé avec sa canne à pêche et tout emmêlé son fils. S’il veut faire la grève de la faim en signe de protestation, ya pas grand chose à faire… pas toujours facile de voyager avec des ados…

Nous mettons le cap vers les jardins de Métis avec Ariane et laissons Félix se battre avec son fil à pêche et son humeur massacrante.

Les jardins sont très beaux, des centaines de variétés de fleurs s’épanouissent sur une magnifique propriété avec vue sur le fleuve. Les moutondeuses (moutons qui servent à tondre le gazon 😂) raviront le cœur de notre amoureuse des animaux.

Petit arrêt dégustation de bière à la microbrasserie Le Ketch où encore une fois, je constate que je suis loin d’être une grand fan de ce breuvage 😂 l’endroit est superbe par contre et nous revenons à la maison pour préparer bagages et souper.

Promenade sur la plage, spa et douche, nous nous préparons doucement à quitter les lieux demain matin très tôt. Pour la première fois, nous aurons droit à un superbe coucher de soleil qui viendra clore cette portion de nos vacances.

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C’est un départ

Cette fois-ci, pas de rush vers l’aéroport, on prend la voiture! Le plan? 20 jours à découvrir une partie des rives du fleuve St-Laurent en passant par Rivière-du-Loup, Rimouski, Matane, Sept-Iles, les îles Mingan, Havre St-Pierre, Baie-Comeau et Charlevoix. Tout ça en voiture électrique, amenez-en des défis 😅 sans blague, de ce qu’on a lu, ça ne devrait pas être si terrible. On s’en reparle 😂

Nous aurions aimé partir le vendredi 31 juillet, mais impossible: le travail restant et la préparation des bagages auront été plus longs et ardus que prévu, nous partirons finalement samedi matin, un peu plus tard que désiré. Pas de soucis, notre seule obligation est d’être à Rivière-du-Loup pour 19h30, on a du lousse.

L’auto est plus que remplie (la météo incertaine nous incite à prévoir du linge pour 3 saisons et nos 2 jours sur les îles Mingan en camping (oui oui!) nous obligent à être full équipé. On installera même le Tule, pas le choix 🤷🏻‍♀️

Nous roulons aisément jusqu’à Québec où nous prendrons le temps de dîner, de charger la voiture et de marcher un peu au travers de la horde de gens s’entassant près du château.

11$ de charge plus tard, nous nous rendons de justesse au Holiday inn que nous avons réservé et l’hôtel prendra sur son bras la recharge de la voiture. Donc, 11$ pour faire St-Hippolyte-Riviere-du-loup, qui dit mieux?

Nous soupons au restaurant La Porte arrière situé dans le charmant village. Petit endroit bondé, les plats écrits sur de longs morceaux de papier laissent les enfants perplexes. Felix optera pour un carpaccio de bœuf et un merveilleux morceau de flétan, Ariane pour une délicieuse entrée de mortadelle et mozzarella. Fred prendra un crudo de vivaneau qui goûtait un peu fort et pour ma part, j’ai opté pour l’entrée de foie gras, généreuse portion qui me tombera presque sur le cœur vu sa générosité. Suivra ensuite une bavette complètement folle pour Ariane, des pâtes à la ricotta, fenouil et crevettes d’argentine (celle là je ne l’ai pas compris, pas moyen d’avoir des crevettes qui viennent d’ici?) pour Fred et des ris de veau avec palourde et épinards pour moi. Copieuses portions, une bonne bouteille de blanc, nous retournons à l’hôtel repus et contents de sentir l’air salin à plus de 500 km de la maison.

Dodo, déjeuner et recharge au Confort inn, nous quittons l’endroit assez tôt, direction le Parc National du Bic, bijou du Bas-St-Laurent. Nous nous sommes timés avec la marée afin d’avoir accès aux plages et aux diverses anses et nous arrivons vers 9h30 pour un petit 8,5 kms de randonnée assez faciles avec peu de dénivelé, hanche de mamie impose.

C’est magnifique, le brouillard rend le tout majestueux même s’il coupe la vue lointaine vers le large.

Nous marchons tantôt sur les plages de galets d’ardoise, tantôt dans des sentiers traversant la forêt de conifères. Écureuils roux et goélands saluent notre passage et les enfants s’amusent beaucoup à observer les minis crevettes dans les bains de marée trouvés sur les diverses plages.

Petite collation à l’anse Mouille-cul (honnêtement, ce n’est pas une info si intéressante, mais juste pour le nom, ça vaut la peine 😂) et nous revenons vers la voiture pour traverser le parc et descendre à l’anse aux épinettes et au Cap Caribou afin d’y apercevoir la colonie de phoques. On les trouveras finalement au 2e endroit après une descente vraiment apique, mais l’effort, surtout pour remonter, en vaudra la chandelle!

Retour vers RDL pour un dîner très santé de poutine à la Fromagerie des Basques (ou le Saint-Paulin est clairement moins cher au Costco 🤷🏻‍♀️) et c’est complètement déprimés que nous repasserons une dernière fois devant la cantine côtière de Colombe St-Pierre qui affiche définitivement fermée (et à vendre). On aurait tellement aimé y aller 🤷🏻‍♀️

Arrêt au Canadian Tire pour l’achat d’une canne à pêche pour Félix qui a brisé la sienne juste avant de partir pendant que je vais à la recherche du souper à la poissonnerie du fleuve. Je reviendrai avec 2 énormes homards et un superbe filet de saumon que nous cuisinerons au air bnb que nous avons loué à Ste-Flavie. Les enfants jetteront l’hameçon à l’eau pendant que nous préparons le tout. La plage est directement dans la cour 🤩

Après un merveilleux repas, nous peinturons des galets de roche et les enfants complètent leur carnet de voyage. On essaie de leur montrer cette bonne habitude, ça laisse des souvenirs impérissables 🧡 demain, nous continuons d’explorer les alentours de Rimouski et de Ste-Flavie, aux portes de la Gaspésie.

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Cinque Terre

Nous avons réservé nos deux trains pour aller aux Cinq Terres, fameux villages colorés à flanc de falaise en ce beau dimanche ensoleillé.

Une marche de 15 minutes nous amène à la gare de Rapallo où nous assistons à une cérémonie en plein air de Procession de la croix. La sécurité est intense, les fidèles, tout de blanc vêtus portent d’immenses croix qui ont l’air de peser une tonne, avec orchestre et chants religieux. Ya du monde à la messe, c’est le cas de la dire!

45 minutes de train, puis un transfert pour une autre heure de transport et nous arrivons à Monterosso, le premier des cinq villages (le nom Cinq Terres fait référence à ces 5 petits villages de pêcheurs faisant désormais parti du patrimoine mondial de l’Unesco). De là, nous prenons le Cinque Terre express avec la passe du même nom qui nous permet de nous promener à volonté entre les cinq endroits pour la journée. Il y a un train aux 15 minutes environ. Voyez ça comme 5 stations de métro, il y a rarement plus de 4-5 minutes entre chacun des arrêts. Sortez la patience parce que nous sommes une méchante gang à visiter l’endroit, je n’ose même pas imaginer ce que ça doit être en plein été!

Nous décidons de les visiter en commençant par le dernier village car nous avons tout de même le train à reprendre en soirée et on ne veut pas le manquer. Le dernier village se nomme Riomaggiore et c’est là que nous pouvons prendre le chemin de l’amour, un sentier de 800 mètres, facile, qui mène au village voisin, Manarola et notre passe nous y donne accès. C’est d’ailleurs le seul chemin facilement faisable pour passer à un autre village, autrement, c’est une randonnée de 40 kms qu’il faut faire à flanc de montagne. On va prendre le train pour les autres.

Il n’y a que le nom qui est quétaine, le chemin de l’amour est magnifique, juché contre la montagne, avec la mer à perte de vue, c’est magique. Bon, les 15000 autres touristes enlèvent un peu de cette magie, mais comme on en fait parti, je ne peux pas me plaindre 🤷🏻‍♀️ nous apercevons même un mola-mola, un énorme poisson lune, qui dérive à la surface, on a jamais eu la chance d’en voir en plongée! Nous ne visiterons pas comme tel ce village, selon mon guide, il était moins intéressant et de ce qu’on en voit, c’est aussi le cas visuellement. Ci-dessous, c’est le chemin de l’amour 👇🏻

Sentier terminé, nous débarquons donc à Manarola et c’est de toute beauté, telles qu’on s’imagine les Cinq Terres. Par contre, c’est vraiment tout petit et la rue principale est si chargée de monde qu’il est difficile de s’y sentir à l’aise. Nous déambulons donc rapidement et comme la faim commence à nous gagner, nous achetons un petit morceau de focaccia qui n’aura cependant rien à voir avec celle de Gênes.

Nous reprenons le train et arrivons au village du milieu, Corniglia. Ce dernier est moins populaire parce qu’il n’a pas d’accès direct à la mer et que pour accéder au village comme tel, il faut, soit monter 400 marches (qui en valent plutôt 2 chaque 😅) ou prendre la navette (elle aussi incluse avec la passe). Hanche éprouvée avec les derniers jours oblige, on choisit la navette et on ne le regrette pas. D’autant plus qu’un coup dans le village, l’ascension continue pour pouvoir le visiter.

C’est très beau et il y a vraiment moins de monde, c’est donc très agréable et ce sera mon village préféré. Nous décidons de dîner dans un petit resto, un peu caché, mais qui donne une vue imprenable sur la baie. Un petit plat de pâtes avec un verre de vin, on savoure le moment et on prend notre temps.

Mais comme toujours, le temps s’écoule et il nous reste encore 2 villages à voir. Nous redescendons vers la gare, en prenant les marches, et prenons le train vers Vernazza.

Tout de suite, on reconnaît le village qui a inspiré le film de Disney, Lucca. Une petite plage offre la possibilité de se baigner, mais l’eau est glaciale et pas si propre, on passe notre tour. Nous montons jusqu’aux ruines d’un ancien château pour admirer la vue et après un appel aux enfants, nous continuons vers Monterosso pour notre retour.

Un petit Prosecco sur le bord de la mer, la fatigue de la journée se fait sentir et comme nous sommes dimanche en fin de journée, tout est fermé. On ne visitera donc pas vraiment ce village. Visiter les cinq villages en une journée, c’est assez sportif, je crois que l’idéal serait de le faire sur deux jours, mais nous sommes vraiment contents d’y être allé.

Nous reprenons le train jusqu’à Gênes, remarchons 15 minutes et terminons la soirée, écrasés dans le divan, fatigués, mais la tête pleine de belles images.

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