Paris, suite et fin

Nous nous sommes levés peu avant le dîner et avons décidé de retourner au petit resto italien pour une bonne pizza. Ensuite, un peu de magasinage était au programme et nous avons donc commencé l’après-midi à la place de la madeleine avec sa superbe église et ses petites boutiques spécialisées. Ariane était d’ailleurs bien contente de trouver une chaise à sa taille dans l’église 😂😂😂

Il fait très chaud et humide, les enfants trouvent cela difficile. Nous coupons donc par le jardin des tuileries afin de rejoindre le Louvre et de rentrer nous baigner.

Baignade, douche et temps libre, nous en profitons pour choisir où nous irons pour notre dernier repas à Paris.

Je tombe sur le Bustronome : un souper gastronomique 6 services durant un tour des principaux attraits de la ville. Il y a un menu enfant, tout ça n’est pas donné mais bon, c’est notre dernière soirée!

On ne l’a pas regretté! On a super bien mangé, les enfants ont aimé et étaient sans cesse intéressés au fil des divers paysages de la ville, vraiment, je vous le recommande vivement. Et pas d’inquiétude, le bus avance si lentement, pas de mal de cœur ni de dégâts possible.

Vers 22h, nous arrêtons devant la Tour Eiffel juste au moment où elle se met à scintiller. On peut descendre prendre des photos et cette activité sonnera le terme de près de 3 merveilleuses semaines de vacances en famille ❤️❤️❤️

Quelques réflexions supplémentaires…

C’était la première fois que nous partions aussi longtemps. Je dirais que deux semaines auraient été suffisantes pour les enfants. Les derniers jours à Paris ont été ponctués de mises au point et on sentait la fatigue même s’ils étaient généralement émerveillés et agréables. N’empêche, nous y avons passé 4 belles journées et je crois qu’ils en garderont un excellent souvenir. En tout cas, nous, on s’en souviendra et je ne peux que m’émerveiller devant la curiosité et l’intérêt qu’ils ont démontré pour l’histoire et l’architecture.

Les Airbnb sont clairement la meilleure solution pour voyager avec des enfants. Économique et pratique, c’est vraiment à essayer et adopter. De plus, ça nous permet de rencontrer des personnes merveilleuses comme Yvon et Sarah.

Icelandair est très bien, n’ayez pas peur de leur bas prix. Par contre, il faut voyager léger: 88 euros la valise enregistrée, il faut donc penser aux liquides qu’on transporte en conséquence. Les enfants ont droit à un repas et sac de jouet inclus par vol et les couvertures sont fournies pour les vols de nuit. Le personnel, généralement de belles grandes blondes, est très gentil. L’aéroport de Reykjavik à pour sa part, clairement besoin d’être modernisé, peu de confort et de facilité, évitez donc les longues escales.

Nous avons utilisé le service Blackbirds à Paris pour nous amener à l’aéroport. Cette compagnie appartient à des amis, qui nous ont d’ailleurs merveilleusement reçus chez eux mercredi soir. Un service d’exception et les voitures utilisées ne sont que des Tesla donc 0 pollution, confort et la garantie d’une qualité assurée. Je vous les recommande, vous pouvez également louer leurs voitures au besoin.

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Paris

Vous auriez dû entendre les enfants hurler lorsqu’ils ont aperçu la Tour Eiffel! C’est ce genre de souvenir qui restera pour toujours dans mon cœur! Et j’avoue que même si je l’ai vue quelques fois, j’ai encore ressenti cette excitation! On est à Paris!!!!

Nous avons trouvé notre hôtel dans le 15e, charmant avec un super service et surtout, une piscine! Bien qu’il ne fasse plus 45, les journées sont tout de même chaudes et nous marchons beaucoup, la baignade est plus que bienvenue en fin de journée.

Nous choisissons de souper dans un resto indien, disons que les fromages et saucissons, on a un peu notre quota 🤷🏻‍♀️

Le lendemain, les enfants sont énervés et ils ont hâte d’aller voir la fameuse Tour! On prend des billets de métro pour la journée, he boyyy, c’est rendu cher! 50 euros pour les 4 pour une seule journée!!! Nous descendons et là c’est la vision tant espérée. Elle se dresse dans toute sa hauteur et sa splendeur: j’adore la Tour Eiffel!

Nous marchons autour, elle est maintenant enfermée entre de hautes clôtures de verre. Il faut faire la file pour y pénétrer et il y a beaucoup de monde… on passe notre tour!

Nous allons ensuite manger chez Bofinger, un must à chaque fois que je viens à Paris. C’est la plus vieille brasserie de la ville, 1864, et c’est tout simplement magnifique. Les enfants sont super bien accueillis, j’avoue que j’avais un peu peur, surtout qu’ils ne sont pas énervés du tout 🙄 finalement, on a passé un très beau moment.

Nous continuons vers Notre-Dame, coup de cœur de Félix. Évidemment, nous n’avons pas accès vu les travaux et les échafaudages qui bloquent un peu la vue, mais la façade est intacte et elle est toujours aussi belle.

Nous faisons le tour, observant les travailleurs et continuons jusqu’aux abords de la Seine. Paris est tellement une belle ville, mais elle est aussi bruyante et un peu chaotique et je trouve dommage qu’elle soit aussi sale. Parisiens, vous avez un joyau sous vos pieds, faites-lui dont attention. Déchets, mégots de cigarettes et crottes de chiens se retrouvent sur tous les trottoirs, franchement!

Retour à l’hôtel pour la baignade, nous soupons dans un merveilleux resto italien, allllloooooo la burrata à la truffe!, et prenons une petite croisière sur la Seine au coucher du soleil. C’est d’ailleurs une très bonne façon de découvrir la ville. Avec une petite bouteille de champagne, c’est encore mieux!

Dodo, après 11 km de marche, mention spéciale aux enfants!, on en a tous besoin!

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Ils ont des chapeaux ronds, vivent les Bretons!

Nous quittons les champs normands vers le Mont Saint-Michel, à cheval avec la Bretagne. Joyau inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, on aperçoit la butte sainte à plusieurs kilomètres à la ronde. Le beau temps est toujours de la partie et j’avoue que j’ai bien hâte d’aller visiter cet endroit où on y trouve quelques unes des plus fortes marées du monde.

Un stationnement payant et un service de navette gratuit et assez efficace assure la liaison avec le village. Nous arrivons à marée basse et le paysage est tout simplement magnifique. Les couleurs de l’eau et du sable font comme un tableau entourant le mont Saint-Michel et le village, de pierres et de style moyenâgeux, est aussi très joli.

En tant que vrai touristes, nous avons réservé le dîner chez la Mère Poulard, célèbre pour ses fameuses omelettes cuites au four à bois depuis la fin du 19e siècle. La cuisine est impressionnante et visible de la rue, autrement, continuez votre chemin. 40 euros pour une omelette aux pétoncles, c’est exagéré. C’était bon, le décor est superbe, mais on paie pour le nom.

Bref, nous continuons à travers la horde de touristes car si les voitures n’ont pas accès, ça ne décourage pas les gens et il y en a du monde! Nous montons les petites rues de boutiques et de restaurants jusqu’à l’abbaye. J’avais acheté mes billets en ligne, ça vaut la peine. Heureusement, nous avions mis nos souliers de marche parce que des marches à monter et forcément à redescendre, il y en a! Mais ça vaut la peine, c’est de toute beauté et que dire de la vue sur la baie lorsque nous atteignons la grande terrasse au sommet? C’est à couper le souffle et c’est définitivement un gros coup de cœur.

Nous redescendons, il y a un peu plus d’eau qu’à notre arrivée, mais à peine et nous reprenons la voiture vers notre dernière maison à Plancoët, à 10 minutes de la mer. Accueil chaleureux de Sarah, grande maison belle et pratique, nous prenons ça relaxe puisque le lendemain nous allons à Cancale.

Encore là, gros coup de cœur pour ce petit village de bord de mer connu pour ses huîtres! C’est vraiment merveilleux: un marché aux huîtres ou pour quelques euros on vous donne une douzaine ouvertes avec citron et un verre de vin blanc. La tradition impose qu’on déguste le coquillage sur le bord de la mer turquoise et qu’on y jette les coquilles vides et c’est ce que tout le monde fait. Met ça sur ta to do list, c’est vraiment cool. Même les enfants se sont délectés.

Nous allons ensuite visiter la Ferme Marine où nous apprenons les secrets de l’ostréiculture, des huîtres creuses et des Belons, le tout évidemment se terminant par une dégustations.

Nous reprenons la route vers Saint-Malo, la cité corsaire. Encore une fois, c’est magnifique et nous nous laissons tenter par un petit tour de train de ville touristique et on nous relate l’histoire de cette cité quasi imprenable. Nous déambulons dans les routes pavées et nous nous arrêtons pour manger galette et crêpes, repas typiquement breton.

Retour à la maison, on est brûlé! C’est parfait puisque demain c’est jour de farniente à la plage de St-Jacut de la mer.

Et quelle plage! On se croirait à Cuba (les photos ne rendent pas justice). Nous picniquons et au fur et à mesure que l’après-midi avance, l’eau se retire et la baie se traverse aisément à pieds. Nous marchons en croisant crabes, millions de coquillages et des pêcheurs de palourdes.

L’après-midi passe vite et nous revenons à la maison pour un souper. Les enfants sont brûlés, c’est dur les vacances!

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Château, champs et campagne

La Normandie est une terre agricole bordée par la mer. Les petites routes étroites sillonnent les diverses plantations, tantôt de blé, tantôt de maïs et parfois d’autres légumes non-identifiés. Des fleurs sauvages, dont les vifs coquelicots que j’adore viennent ajouter une touche de couleur dans ces décors blonds.

On aperçoit au loin les clochers des églises qui annoncent les petits villages aux noms saugrenus pour ceux qui viennent d’ailleurs. Ils sont d’ailleurs, avec les plages bien sur, les principaux attraits de cette région. Et que dire de ses habitants! Exit le cliché du français chiant, nous sommes reçus ici comme de la famille et notre accent accueilli à bras ouvert! Miel, fromages, viande et cidres sont annoncés aux plus observateurs.

Nous habitons à Lion-sur-Mer, petit village avec une plage appartenant à Sword Beach et notre appartement est juste devant l’église. Magnifique, mais bruyante puisqu’elle annonce l’heure régulièrement. Le premier jour, il fait 42 degrés et nous dormons mal. La température redescend par la suite à la normale, soit 20 degrés avec du soleil et un bon vent frais.

Nous visiterons le château de Fontaine-Henry qui servira de station de communication pour les Alliés suite au débarquement. Ce château a été construit de 1200 à 1537 et comme il a traversé 3 siècles, on y aperçoit 3 types d’architecture différentes soit le gothique minimaliste, le gothique et l’époque de la Renaissance, ce qui explique qu’il n’est pas du tout symétrique.

Une guide très sympathique nous explique que le château est passé d’héritier en héritier depuis 800 ans et a survécu à la Révolution Française et aux Deux Guerres mondiales. L’endroit est toujours habité par le Marquis de Oillamson qui y vit seul avec son chien et son chat. On y retrouve également des œuvres d’art inestimables comme des peintures faites par certains peintres italiens datant de la Renaissance. C’est une belle visite qui vaut la peine d’être vue.

Nous avons également suivi les chemins de la Suisse normande, région toujours agricole, mais avec de petites montagnes et vallons. Nous feront un arrêt aux trains miniatures qui sera bien apprécié des enfants. On y trouve une énorme maquette miniature, un petit tour de train et un jeu gonflable.

Ce n’est pas la mer à boire, mais pour deux jeunes enfants, ça donne un petit 2h de plaisir. Nous descendons ensuite vers la rivière Vey pour une petite balade en bateaux électrique de 30 minutes. Sympathique, mais pas indispensable, nous avons été dans ce coin puisqu’il nous restait une journée de lousse.

Autrement, on mange et on boit très bien en Normandie. Les 4 fromages d’ici (Camembert, Pont-l’évêque, Livarot et Neufchâtel) ne laissent pas leur place. Mon préféré est le Neufchâtel, en forme de cœur, coulant et un peu salé.

Il y a évidemment les huîtres et les fruits de mer qui proviennent des différentes régions côtières.

Et que dire des pâtisseries, ou la France excelle en général?!?!?! Il y a la Croustillane, juste à côté de notre appartement qui fait de délicieux desserts et viennoiseries dont la tartelette aux framboises que j’adore.

Sinon, comme nous sommes dans la région du Calvados, cidres et boissons du même nom sont de tous les menus et en allant chez un producteur, nous avons découvert le Pommeau, apéritif à base de cidre, mélangé avec le Calvados et c’est franchement très bon. Je rêve d’y poêler un bon foie gras.

Autrement, les viandes grillées sont toujours trop cuites (jusqu’à maintenant), mieux vaut s’en tenir aux spécialités de la place.

Demain, nous partons pour une nouvelle région: la Bretagne!

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75 ans plus tard…

J’ai toujours dit que lorsque mes pieds fouleraient le sable des plages du débarquement en Normandie, je pleurerais toutes les larmes de mon corps. Je n’ai pas menti. J’étais un peu nerveuse lorsque nous avons mis le cap vers le centre de Juno Beach où tous les employés sont canadiens. Le ciel gris et le vent étaient présents, comme si le soleil était de trop pour cet endroit chargé d’histoire, une histoire sanglante, dure, mais qui heureusement finit bien. C’est avec une pensée pour Ti-Paul, mon grand oncle qui a débarqué ici le 6 juin 1944, pour mon père qui l’aimait tant et pour mon grand-père, vétéran de l’Air Force que j’ai passé le portail avec mon mari et mes deux enfants.

La visite commence avec un vidéo dans une petite pièce où on veut donner l’impression d’être à bord d’une de ces barques. Nous entrons ensuite dans plusieurs salles où est expliquée l’implication du Canada durant la Deuxième Guerre mondiale jusqu’au vidéo final où on nous présente le débarquement comme tel. Ici commence les larmes, elles finiront lorsque je quitterai le cimetière de Beny-sur-mer quelques heures plus tard…

Nous traversons les dunes pour nous rendre à la plage. Personne ne parle et l’atmosphère est particulière. Dans le vidéo, on nous dit que lorsqu’on marche sur Juno Beach, les soldats tombés marchent à nos côtés. C’est peut-être vrai, n’empêche que l’émotion est forte et il est très facile de s’imaginer les milliers de soldats canadiens, 14 000 plus exactement, qui avancent dans une mer déchaînée sous le feu continu des tirs ennemis. Nous marchons tranquillement, les enfants cherchant des coquillages. On a beau leur expliquer, ils sont jeunes et peu impressionnés. C’est parfait, c’est aussi pour leur innocence et leur sentiment de sécurité qu’on s’est battus.

Nous quittons la plage de Courseulles-sur-Mer vers le cimetière canadien de Beny-sur-mer. L’endroit est magnifique, entre champs et mer, à l’image de la Normandie.

Parfaitement entretenu, les quelques 2000 pierres tombales parfaitement alignées se dressent devant nous entre les fleurs. Comme l’anniversaire du 75e avait lieu il y a 3 semaines, on aperçoit encore les couronnes de coquelicots, les messages d’amour et de remerciements.

Nous marchons entre les tombes et je regarde les noms, quelques drapeaux québécois, des étoiles de David, mais un point commun pour tous: leur jeune âge. La plupart entre 18 et 25 ans, des jeunes hommes qui auront eu une vie si courte afin que nous puissions en avoir une longue et libre.

Le lendemain, suite à une conversation avec des Français au restaurant la veille, nous décidons de nous rendre à la pointe du Hoc, près d’Omaha beach, où les Américains ont débarqué. L’endroit est plus bondé et le site est impressionnant. Des cratères dus aux obus largués par les forces aériennes alliées et des restants de bunkers façonnent le paysage face à des falaises d’une centaine de pieds de haut sous lesquelles une mer turquoise et une magnifique plage s’étendent quasiment à perte de vue.

On nous relate l’histoire de ces 225 Rangers américains qui ont nagé dans la mer agitée, avec leur équipement sur le dos, pour ensuite escalader les falaises, tout ça sous les tirs allemands. Cette opération délicate et dangereuse était la clef du succès du débarquement car elle avait pour but de détruire les canons qui étaient pointés vers les plages où les autres alliés débarqueraient. Malgré une météo difficile, des erreurs de navigation et un effet de surprise raté, les 90 soldats restants on réussit à prendre et surtout à garder ce point stratégique afin de permettre aux autres de continuer leur avancée et de finalement remporter la bataille de Normandie qui sonnerait le début de la fin pour les Allemands.

Nous continuons ensuite vers la plage d’Omaha, sans doute une des plus belles que j’ai vues.

Ici aussi, des fanions canadiens, britanniques et américains ornent les rues. Nous finissons notre tournée au cimetière américain de Colleville-sur-mer, plus grand avec ses 9000 soldats, magnifique face à la mer. Il y a beaucoup plus de touristes et un centre commémoratif que nous ne visiterons pas, les enfants commençaient à en avoir mare…

J’ai énormément de respect pour ces soldats qui foncent vers le danger pour des idéaux qu’ils chérissent et des décisions qui ne leur appartiennent pas. J’en ai beaucoup moins pour les décideurs qui, avides de pouvoir, de richesse et autres raisons bidons, n’hésitent pas à prendre des décisions où les dangers et les conséquences sont subies par d’autres. Ces décideurs qui exploitent la peur et entretiennent l’ignorance des gens pour servir leurs politiques guerrières, polluantes et dans l’intérêt d’une minorité.

Fin de l’éditorial. All you need is love (and peace).

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Haute-Normandie, part 2

Levé très tard encore une fois, le décalage persiste. Tranquillement, nous nous préparons à aller à Rouen, plus grande ville de Normandie. De plus, il y a en ce moment une exposition sur le Titanic. Pour une raison obscure, mes enfants font une fixette sur ce film depuis un mois et My heart will go on joue beaucoup trop souvent par jour alors vous comprenez bien qu’on a pas ben le choix d’y aller 😀

La ville est magnifique, assiégée cependant par la chaleur. Nous cherchons l’ombre. Les églises et la magnifique cathédrale de Rouen nous permettent de prendre une pause. La cathédrale est fabuleuse et les enfants, curieux, posent toutes de sortes de questions me faisant creuser dans mes cours de catéchisme et parfois dans mon imagination 😂

Le centre historique vaut vraiment le détour et c’est à 2 minutes de la cathédrale que nous irons manger chez P’tit gars. Bistro sans prétention, menu sur l’ardoise seulement, c’est bien repus que nous partons pour l’expo. Sérieusement, on crève et l’air climatisé m’appelle dangereusement. Nous croisons en route une distributrice d’eau glacée et gratuite, tu peux même choisir si tu la veux plate ou pétillante! J’avoue que je trouve ça génial!

L’exposition est assez minuscule, la pièce centrale étant une toile tapissant les murs d’une pièce faite comme un silo d’une cinquantaine de mètres de haut de l’épave du paquebot. C’est comme si on était debout à côté du bateau submergé. Des affiches nous expliquent divers faits et une tour au centre nous permet de monter quelques étages afin de voir les différents aspects du navire. On apprend d’ailleurs que la faune s’est chargée des corps des naufragés et que l’eau saline a dissout les os. Seul les chaussures de cuir on résisté au temps et parsèment le fond comme autant de pierres tombales. Ajoutez à cela un éclairage obscur et une musique dramatique et l’effet est tout de même saisissant. Les enfants sont moins impressionnés, mais lorsqu’Ariane m’a demandé où était Jack, j’ai compris que leurs attentes étaient élevées 😂

Nous repartons vers l’Abbaye de Jumièges. Site historique où les ruines de l’abbaye dominent le petit village, c’est tout simplement magnifique. L’endroit date de 654 et ce sont les gens du coin, après la Révolution qui prirent les pierres afin de construire autre chose. L’endroit est maintenant occupé par les pigeons et les hirondelles, mais cela vaut vraiment la peine d’y faire un saut d’une petite heure.

Souper avec les achats de la veille, tartare de bœuf, fromages et Paris Brest, nous sommes tous d’accord pour avoir une journée tranquille à la plage le lendemain.

Nous jetons notre dévolu sur Veules-les-Roses, qui fait parti des plus beaux villages de France. Magnifique avec ses maisons typiques normandes, tantôt en briques, tantôt en bois, et les nombreux massifs de roses qui ornent terrains et chemins. La veule, plus petit fleuve de France qui selon moi ressemble plus à un ruisseau, se jette dans la Manche pour aller rejoindre l’océan Atlantique.

La plage est superbe et comme nous sommes à marée basse, très sécuritaire pour les enfants. Des cratères forment des petites piscines où l’eau chauffée par Galarneau attire les baigneurs moins courageux. En fait, ce sont clairement les spots pipi, finalement l’eau chaude n’est peut-être pas due au soleil!

Nous avons apporté tout ce qu’il faut pour faire un pic-nic et se sera franchement un superbe après-midi. Nous soupons légèrement dans le village avec une salade de tomates et des moules à la normande. Le lendemain, nous quittons la ferme vers Lion-sur-mer, mais avant, nous avons une chasse au fossiles qui nous attend!

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La Haute-Normandie, part 1

24 juin, St-Jean Baptiste. Pas de célébration ni de feux d’artifices, mais plutôt 4 carry on et deux sacs à dos. Destination: la France en famille. Plus précisément, le Nord-Ouest soit la Normandie et la Bretagne et quelques jours à Paris. Le plan? Se reposer suite à un printemps mouvementé et une fin d’école réussie mais éprouvante pour Filou. On peut aussi ajouter bien manger, bien boire et visiter ces régions riches en histoire.

Nous arrivons donc à Dorval dans un aéroport bondé, ça sent les vacances pour bien des gens! Souper chez Archibald, toujours aussi bon, et embarquement facile sur notre premier vol en direction de Reykjavik. 4h30 un peu turbulentes, mais où les enfants auront dormi quasiment tout le temps. Petite escale, le temps d’un déjeuner de saumon fumé au prix exorbitant et nous repartons vers Paris pour un autre 3h de vol. Cette fois, tout le monde dormira tout le long.

C’est sous une chaleur accablante, 38 degrés, que nous récupérons le petit SUV Ford direction La Cerlangue, petit village entre les champs de la Haute-Normandie. On dit haute puisque cette région est située au Nord, donc en haut, de la Seine. On y retrouve des villes comme Rouen, Honfleur et Dieppe.

Petit arrêt à l’épicerie où fromages, vins et saucissons seront évidemment du menu et nous arrivons finalement dans notre gîte. Accueil charmant, environnement magnifique, 500$ canadiens pour 4 nuits pour une maison et une piscine, nous sommes enchantés.

La maison date de 1881 et est entourée de massifs de rosiers en fleurs dégageant leur parfum. Derrière, des alpagas et différentes volailles se promènent. À droite, des chevaux et des chèvres dont un bébé de 4 jours et une maman qui devrait mettre bas d’une minute à l’autre. Elle aura finalement ses deux petits 30 minutes avant notre départ! Pas de moustiques, le soleil et une bonne brise. Ici, point de canicule, la température est juste parfaite. Nous soupons sur la terrasse et tombons endormis, heureux d’être en vacances et ensemble.

Le lendemain, nous devons réveiller les enfants à 10h! Le décalage se fait sentir sur l’humeur et le rythme. On s’y attendait. Nous décidons de finir les fromages de la veille pour déjeuner et direction la gare de Les Loges, petit village à 5 km d’Etretat, célèbre pour ses fameuses falaises. Nous décidons de faire du vélo rail: une plaque installée sur un chemin de fer, deux bancs au milieu et deux places pour pédaler de chaque côté. On sort la petite laine à cause du vent et de la brume, allo la Normandie!, et nous pédalons en descendant les 5 km jusqu’au village à travers champs où vaches et chevaux ne semblent pas du tout impressionnés par notre passage. Les enfants adorent ça et nous aussi!

On débarque et nous montons la côte pour arriver au sommet des falaises en amont. Le soleil sort et nous avons une superbe vue sur la falaise en aval que Maupassant comparait à un éléphant la trompe à l’eau. Le vent nous fouette le visage, c’est magnifique, l’humeur des enfants un peu moins et nous descendons vers la plage.

Dîner typique dans un bistrot où Ariane se délectera de moules normandes.

Le temps presse et nous retraverserons le joli village pour retourner à notre point d’arrivée ou un train nous ramènera au point de départ à Les Loges. Au passage, une église magnifique entourée d’un cimetières et une plaque à la mémoire des jeunes soldats morts lors de la Deuxième Guerre mondiale. Au fond, on peut apercevoir les tombes blanches alignées parfaitement. Malheureusement, ce genre d’installation sera très fréquent en Normandie et mon cœur se serrera à chaque fois.

Nous traversons la Seine pour aller souper à Honfleur, petit village portuaire digne d’une carte postale qui n’est pas sans rappeler Copenhague. Nous choisissons un restaurant de fruit de mer et dégusterons un bon plateaux de produits locaux.

Le soir est frais et nous marchons ensuite dans les rues pavées, entre les bistros, les boutiques souvenirs et les marchands de glaces. Retour à la maison car demain nous allons visiter Rouen.

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Classé dans Normandie, Bretagne et Oaris en famille